Libérez les Panthères Noires !
Rencontre avec Albert Woodfox et Robert King, figures du mouvement des Black Panthers.

- Albert Woodfox est sorti de prison le 19 février 2016 après 43 ans d’isolement dans une cellule de 6m2 . Il était le plus ancien prisonnier américain à l’isolement (depuis 1972), et sort de prison à 69 ans. Il a été condamné à tort pour le meurtre d’un surveillant de prison en 1972.

- Trente et un ans en prison, dont 29 en isolement. Tel est le triste bilan de Robert Hillary King, enfermé en 1969 pour des crimes qu’il n’avait pas commis.

Robert Hillary King et Albert Woodfox pourraient être totalement cyniques, voire fous. Ils pourraient en vouloir aux blancs, aux autorités, aux USA au grand complet.
Mais ils ont choisi une autre voie.
Depuis leur libération en 2001 pour Robert et 2016 pour Albert, de leur ancien bagne du pénitencier d’Angola, ces ex-Blacks Panthers préfèrent mener une croisade pacifique pour dénoncer les abus du système correctionnel américain, dont ils sont récemment devenus les victimes les plus médiatisées.



Les anciens détenus étaient de passage à Paris pour leur toute première conférence de presse en France. Cela se passait le 15 novembre 2016 à la Bourse du Travail. C’est dans une salle comble pour l’occasion qu’ils ont tenté quelques mots en français.
Amnesty International France qui a organisé l’événement n’avait certainement pas prévu qu’autant de monde ferait le déplacement.




Les points principaux qui ont été abordés :
- Leurs vies, les raisons pour lesquelles ils ont rejoint très jeunes les Black Panthers
- Les erreurs du passé, la délinquance juvénile, les premiers séjours en prison
- L’expérience de la détention à l’isolement aux Etats-Unis, et leurs décennies de lutte
- L’importance qu’a été pour eux la solidarité internationale
- Leurs combats actuels et leur regard sur les Etats-Unis à l’heure où les discriminations, mais aussi de nouveaux mouvements de revendication sont revenus au premier plan de l’actualité dans le pays.
Débat organisé et dirigé avec l’aide et le soutien de Mediapart, l’Union syndicale Solidaires et Amnesty International France

